Secrétariat
Général pour la Pastorale
Jeunesse et Vocationnelle Rédemptoriste
Rome,
février 2000
Rome, 15
février 2000
Prot. N° 0000 0344/99
Bien
chers confrères,
Le
XXIIème Chapitre Général (1997) a réaffirmé
que la Pastorale des jeunes et des vocations
était une «priorité» pour la Congrégation
(Message final, n. 10). A la suite
des Chapitres précédents, il déclare que “La
pastorale des jeunes est l’endroit approprié
pour permettre aux jeunes de découvrir le
sens de leur vie et de leur vocation” (Orientations
n. 7). Et rappelant que la Pastorale des
vocations met en cause “l’avenir de la Congrégation”
(Orientations, n. 4), le Chapitre nous
appelle tous à un nouvel effort dans ce domaine.
Les
Directives de la Pastorale Rédemptoriste des jeunes et des vocations
sont une aide offerte à la Congrégation
afin que l’appel du Chapitre puisse être concrétisé
et mis en pratique. Ce document est le fruit
du travail de l’actuel Secrétariat Général
de la Pastorale Rédemptoriste
des jeunes et des vocations. Mais on peut
y reconnaître l’expérience et les études déjà
réalisées au cours des dernières vingt années
dans la Congrégation. Ont aussi contribué à ce texte, au
cours des derniers mois, les Régions de la
Congrégation, consultées à divers niveaux
par le Secrétariat. On peut donc dire que
le document décrit notre réalité, tenant compte
d’une si vaste consultation, mais voulant
aussi être un stimulant pour de nouveaux projets.
Nous
disions que les Directives sont une
aide. Ou si l’on veut un instrument de travail.
Si aucun document ne peut prétendre tout dire
et avoir le dernier mot sur un sujet donné,
à plus forte raison, cela vaut quand il s’agit
de nos temps et en particulier des jeunes
et des vocations. Tous remarquent la difficulté
d’établir des programmes et de travailler
dans ce secteur, parce qu’on se trouve devant
une réalité toujours changeante. Les jeunes
eux-mêmes, pour leur part, ne sont pas encouragés
à une certaine forme d’engagement définitif,
justement parce qu’ils vivent dans cette culture
inspirée du “provisoire” et du “relatif”.
Bien
conscientes de cette difficulté, les Directives
veulent être un projet de cheminement;
évidemment il appartient à chaque (V) Province
de l’incarner dans sa propre situation et
de l’adapter à ses possibilités. Sans aucun
doute, elles peuvent et doivent être étudiées:
pour partager quelques points nécessaires
de référence (comme ceux de nature théologico-ecclésiale
ou spécifiquement Rédemptoriste), pour éviter
certains dualismes (comme celui entre la Pastorale
des jeunes et la Pastorale des vocations),
ou enfin, pour réaliser une engagement concret,
bien que graduel.
Le
Gouvernement Général qui a vu ce document,
souhaite qu’il représente pour chaque unité
– et en premier lieu pour les personnes et
les organismes concernés par ces mêmes directives
(v. nn. 5-9) – une occasion d’échange, mais
surtout un appel à un engagement nouveau pour
la Pastorale Rédemptoriste
des jeunes et des vocations.
Que
Notre-Dame du Perpétuel Secours et saint Alphonse
intercèdent pour nous, afin que notre zèle
missionnaire n’exclut pas à priori la
rencontre avec les jeunes, et en les rencontrant,
de ne pas craindre de leur proposer le Christ
comme Rédempteur de l’homme et projet de vie.
Dans
le Christ Rédempteur
Joseph W. Tobin, C.Ss.R.
Supérieur
Général
DIRECTIVES DE LA PASTORALE JEUNESSE ET
VOCATIONNELLE
RÉDEMPTORISTE
INTRODUCTION
LE BUT DE CE DOCUMENT
1.
L’intérêt pour les jeunes et les vocations
s’est développé dans les dernières décennies
d’une façon graduelle et progressive dans
notre Congrégation. Cet intérêt a reçu une
impulsion particulièrement significative dans
les travaux des Chapitres Généraux de 1985,
1991 et 1997. Ainsi, dans les documents préparés
par les Secrétariats Généraux de la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste, nous nous référons en autre
aux documents «Quelques
concepts clés de la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste» (cf. Document de Vienne)
de 1989, et celui «Lignes
générales de la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste» de 1996. Notre document
veut valoriser le cheminement et l’expérience
mûrie dans ce domaine et répondre à des besoins
rencontrés dans le travail pastoral que la
Congrégation exerce en faveur des jeunes et
des vocations. Il semble que ces besoins peuvent
être réduits essentiellement à trois aspects
que nous décrivons ci-après.
2.
Besoin d’un nouvel élan.
Dans les diverses Régions qui composent la
Congrégation, à la suite du Concile, s’est
développée une certaine attention pastorale
vis-à-vis des jeunes. Pour assurer un dialogue
avec les jeunes, pour leur ouvrir nos communautés
et notre projet de vie, nous avons formulé
et réalisé divers projets pastoraux, nous
avons imprimé des livrets à diffuser, bref
nous avons réalisé diverses initiatives. Si
nous regardons en arrière, nous voyons qu’un
cheminement admirable s’est fait. Mais nous
devons dire que dans certaines (Vice) Provinces
le travail ne s’est pas maintenue, d’autres
connaissent un temps de fatigue, ailleurs
nous ne savons pas vraiment quoi faire. Avec
ces Directives, nous voulons offrir quelques
indications, afin d’interpeller chaque (Vice)
Province à opter pour un engagement toujours
plus courageux et audacieux en faveur de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste.
3.
Besoin d’un point commun de référence. Si nous regardons la Congrégation dans son développement
actuel, la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste présente une telle variété de
situations et de méthodes, que nous pouvons
nous demander si nous appartenons à la même Congrégation. En réalité, il ne peut pas en
être autrement, si on pense que les Rédemptoristes
sont présents aujourd’hui dans 73 pays, sur
les cinq continents, dans des milieux pastoraux
et culturels très différents. À l’intérieur
de la même Région, on trouve une (Vice) Province qui insiste
sur la formation chrétienne des jeunes et
une autre qui se contente de rencontres occasionnelles.
Dans certains cas, la Pastorale des Jeunes
ne fait qu’un avec celle des vocations, dans
d’autres cas elle est nettement séparée. On
pourrait multiplier les exemples. Malgré cette
diversité, par ces Directives, nous voulons
offrir aux (Vice) Provinces certains points
de référence qui pourraient caractériser une
éventuelle Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste.
4.
Besoin de répondre aux urgences particulières
de notre temps. L’échéance symbolique d’un nouveau
millenium nous fait affronter un avenir rempli
de nouveautés. Cependant, nous savons que,
dans certaines régions, cette ‘nouveauté’
ouvre des chemins d’espérance, alors que dans
d’autres prédomine une difficulté réelle de
s’adapter au progrès technologique, aux nouveaux
moyens de communication et à la qualité de
la vie dans son ensemble. Quelle sera la place
de l’Église dans l’histoire de ce monde qui
apparaît à l’horizon? Quelle mission la Congrégation
est-elle appelée à remplir? Aura-t-elle la
capacité d’interpeller les laïcs, en particulier
les jeunes, pour qu’ils nous aident à annoncer
l’Évangile aux plus abandonnés? Quelles décisions
et tournants la Congrégation sera-t-elle appelée
à prendre? Nous ne prétendons pas répondre
à toutes ces questions, mais seulement mettre
en route un processus de réflexion et de discernement
sur la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Ce ministère
est un choix qui doit être discerné dans chaque
(Vice) Province. Ainsi, ces Directives veulent
être un instrument pour alimenter ce discernement
qui, nous l’espérons, débouchera sur un engagement
éventuel envers la jeunesse. Dans ce processus, les autorités compétentes
seront donc appelées à prendre les décisions
appropriées selon l’option choisie.
À QUI NOUS ADRESSONS-NOUS
5.
Nous voulons clarifier tout de suite
une certitude quant à ces Directives: la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste n’est pas un
problème qui ne regarde que quelques-uns ‘chargés
de ce travail’, mais elle implique le témoignage
de vie et l’engagement de tous les confrères.
Il est certain que quelques organismes et
personnes, ci-dessous mentionnés, sont les
destinataires privilégiés de ce document,
parce qu’ils peuvent et doivent mettre en
œuvre certaines décisions qui nécessitent
l’engagement de tous. Toutefois, nous ne pouvons
pas les considérer comme les seuls responsables
puisque, selon nos Constitutions,
[1]
chaque confrère est appelé
à s’investir dans cette pastorale.
6.
Les Chapitres et les Assemblées (Vice)
Provinciales: Premièrement, il appartient à ces
organismes de prendre une option (vice)provinciale
claire qui soit en faveur de Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Deuxièmement,
il leur revient d’adapter ces orientations
et ces Directives générales de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste pour chaque
(Vice) Province. Consacrer au moins une session
à ce ministère montre la volonté de s’engager
pour élaborer des stratégies pastorales concrètes
et un processus d’évaluation. Il est important
toutefois qu’une telle session soit précédée
d’un engagement des confrères, des communautés
et suivie d’une évaluation subséquente.
7.
Les Conseils et les Supérieurs (Vice)
Provinciaux: Nommer les responsables de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste; leur permettre
de travailler avec une certaine continuité;
leur fournir les instruments et les conditions
nécessaires pour un travail fructueux; stimuler
les confrères à coopérer; animer la (Vice)
Province dans un renouveau continuel: ce sont
toutes des charges que les Conseils et les
Supérieurs (Vice) Provinciaux sont appelés
à assumer en tout premier lieu.
8.
Les Responsables (Vice) Provinciaux:
Notre document s’adresse aux responsables
de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Indépendamment
de la structure avec laquelle chaque (Vice)
Province réalise son ministère auprès des
jeunes et des vocations, nous trouvons très
important de rappeler ce qui est devenu une
certitude dans la mission de la Congrégation
depuis XXIème Chapitre Général, à savoir:
«La pastorale vocationnelle gagne en efficacité
et en force si elle est reliée et appuyée
par une pastorale jeunesse bien organisée.»
[2]
Par la suite,
[3]
notre intention sera
de mieux clarifier le lien entre la Pastorale
des jeunes et celle des vocations.
9.
Les animateurs locaux.
Plusieurs communautés de la Congrégation,
ont nommé un confrère ou un associé laïc pour
s’occuper du secteur de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Ce document
veut leur offrir des points de référence fondamentaux
ainsi que des directives concrètes de travail.
Pour ces animateurs locaux, voici une règle
importante de notre document: étant donné
que nous nous adressons à toute la Congrégation,
nous ne pouvons pas entrer dans les détails
ni décrire une méthode de travail précise.
Cependant, avec l’aide de l’Esprit, nous espérons
que chacun fera usage de créativité afin de
donner des applications concrètes à ces directives.
NOS POINTS DE RÉFÉRENCE
QUELQUES PRINCIPES THÉOLOGICO-PASTORAUX
10.
Dans
tout engagement pastoral, de même que pour
la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste, il est capital
d’avoir à l’esprit les vraies raisons pour
lesquelles nous faisons ce travail. Une vision
pastorale et une série de motivations profondes
sont importantes; si cela manque, nous nous
limitons à faire les choses avec une certaine
routine et sans enthousiasme. Nous ne pouvons
pas développer ici adéquatement l’ensemble
de ces motivations théologico-pastorales.
Nous préférons vous référer à l’étude de certains
textes qui, selon notre jugement, devraient
être connus de tout animateur de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Vous trouverez
les références de ces textes dans l’appendice
bibliographique de ce document. Nous rappelons
ici très rapidement quelques-uns de ces principes
théologico-pastoraux.
11.
Dieu
a créé l’homme et la femme dans un acte d’amour
et dans lequel s’inscrit une mission de bénédiction.
La création et la mission ne peuvent être
séparées. La personne humaine est créée pour
une double raison. D’une part, pour rendre
gloire et refléter la splendeur de Dieu, et
d’autre part, pour réaliser tout son potentiel
humain. L’acte créateur de Dieu place donc
tout être humain au cœur d’une communauté
pour qu’il puisse atteindre cette plénitude.
12.
La
vocation n’est pas quelque chose d’extérieur
à l’être humain mais c’est plutôt quelque
chose qui explique, dès l’origine, le mystère
de son existence. Naître à la vie c’est déjà
répondre à l’appel du Père qui nous invite
à vivre une relation avec Lui. Et si ‘Dieu
est amour’ (1 Jn 4,8), si, en Lui, tout est
déterminé par l’amour, notre bonheur et notre
vocation chrétienne consistent à vivre pleinement
cet amour envers Lui et envers nos frères
et sœurs: «aimer comme il nous a aimés» (cfr.
Jn 13,34; 1 Jn 4,11). Pour vivre cette vocation
chrétienne et en arriver à cette perfection
de l’amour, Dieu a mis à notre disposition
notre condition humaine, avec ses succès et
ses échecs, ses moments forts et aussi ses
moments humbles de la vie quotidienne: à travers
tous ces événements, le Père continue de nous
appeler, de nous transformer et de nous convertir.
L’existence et la vocation de toute personne
sont donc définies par trois réalités: l’appelle
de Dieu à la vie; la naissance et le vécu
dans une communauté où la personne se construit
et se réalise en mettant ses talents au service
des autres; et enfin, le développement de
la personne elle-même qui est le moyen par
lequel s’accomplit la vocation confiée par
Dieu.
13.
En
Jésus, ce mystère de la vie devient plus clair.
Tout d’abord Il est le modèle du disciple.
C’est Dieu qui Lui a confié une mission. Sa
réponse fut une vie totalement en harmonie
avec la Volonté de son Père. Tout cela a été
accompli dans une communauté missionnaire
et prophétique qui tente de réaliser la Volonté
du Père. Conséquemment, chacune des pages
de l’Évangile nous reflète une parcelle de
notre image d’enfant de Dieu et elles nous
lancent un appel à nous identifier au Christ,
à le ‘suivre’. En Jésus, nous connaissons
la mesure de l’amour: «donner la vie» (Jn
15,13), et, à la lumière du lavement des pieds,
nous voyons aussi son expression quotidienne:
le service humble et désintéressé. Mais pour
comprendre tout ceci, il importe de marcher
sur les pas de Jésus afin de Le «suivre»,
pour «demeurer» avec Lui (Mc 3,14) et pour
apprendre de Lui (Mt 11,29). La vie chrétienne
est un parcours de disciple.
14.
L’Esprit
Saint permet de surmonter le découragement
qui peut assaillir tout disciple, lorsqu’il
prend conscience des exigences de l’idéal
de la vie chrétienne et de ses pauvretés personnelles.
C’est l’Esprit qui « vous enseignera toutes
choses et qui vous fera ressouvenir de tout
ce que je vous ai dit» (Jn 14,26). C’est Lui
qui «oriente et éclaire» notre intelligence
pour être toujours plus docile et obéissant,
dans la foi, à la Volonté du Père. C’est Lui
qui conduit nos cœurs à aimer et à pratiquer
la loi de Dieu. C’est Lui qui nous aide à
répondre fidèlement à notre vocation personnelle.
Tout ceci signifie qu’il faut reconnaître
dans la vie chrétienne la primauté de l’Esprit
Saint. Pour les animateurs, cela implique
qu’ils doivent avoir à cœur d’accompagner
les jeunes dans un discernement et de leur
proposer un cheminement spirituel sérieux
et exigeant : toutefois, les étapes de
ce cheminement devront être adaptées à leur
réalité en tenant compte des diverses situations
vécues par les jeunes.
15.
L’Église,
comme le dit le mot ecclesia,
est une assemblée d’appelés. Elle est aussi
le milieu naturel dans lequel toute vie chrétienne
naît et se développe. Le jeune réalise sa
vie spirituelle dans l’Église en acceptant
de s’engager avec elle et en assumant des
responsabilités précises. Ceci implique donc
que les animateurs de Pastorale Jeunesse et
Vocationnelle Rédemptoriste réalisent leur
travail dans un esprit de collaboration en
établissant des liens fraternels avec des
personnes vivant différentes vocations chrétiennes,
avec d’autres animateurs œuvrant dans le domaine
de la jeunesse et des vocations (Diocèse,
Centres de pastorale juvénile et/ou vocationnelle,
etc.).
16.
Cependant,
l’Église n’existe pas seulement pour elle-même,
elle est toujours reliée à la mission pour
que le monde «croie et ait la vie» (Jn 20,31).
Ainsi, la présence du mal dans notre monde,
les injustices humaines qui font grandir la
distance entre les riches et les pauvres,
le cri de la souffrance, le besoin de rencontrer
et de connaître la Vérité de l’Évangile sont
des interpellations que l’Église ne peut mettre
de côté et face auxquelles les jeunes ne «peuvent
rester indifférents» (Lc 10,32).
17.
Souvent,
dans notre monde matérialiste, la jeunesse
est exploitée par des intérêts sociaux, politiques,
économiques et même religieux. En particulier,
par la publicité qui fait d’elle un mythe
et sa cible principale. Toutefois, elle demeure
«une richesse singulière de l’existence humaine».
[4]
«Les jeunes - si nous pouvons
nous exprimer ainsi - ont un sens inné de
la vérité».
[5]
Ils recherchent un certain
idéal de vivre et surtout ils sont animés
d’une passion de vivre. Même si toute une
vie est nécessaire pour actualiser cette passion,
il y a des prédispositions fondamentales propres
à la jeunesse que chaque animateur doit connaître
pour que l’annonce de Jésus Christ devienne
une semence féconde dans la vie des jeunes
qu’il rencontre: nous pensons à la valeur
de l’amour, au besoin de donner un sens à
sa vie et à la force entraînante et dynamisante
pour réaliser des projets. Valoriser et éduquer
ces dimensions de la vie du jeune fait en
sorte que la passion de vivre ne reste pas
seulement un idéal vide de sens, au contraire,
cela lui donne la possibilité de réaliser
en plénitude son existence et de trouver sa
place dans l’Église et la
société. En d’autres mots,
c’est aider le jeune à discerner, à découvrir
et à vivre la vocation chrétienne à laquelle
le Seigneur l’appelle.
CE QUE NOUS ENTENDONS PAR LA PASTORALE JEUNESSE ET VOCATIONNELLE
RÉDEMPTORISTE
18.
Le
regard Rédemptoriste sur la vie et la société
a deux points de référence intimement reliés :
le présent et le futur. Ce futur, dans un
avenir plus ou moins long, sera fait du présent
que nous aurons réussi à changer à temps.
Les événements cherchent toujours à déterminer
le cours de l’histoire. Des idées et des idéologies
nouvelles s’imposent. Un des défis de l’animateur
rédemptoriste œuvrant auprès des jeunes est
de «voir» les tendances qui émergent, «voir»
toutes les possibilités pouvant contribuer
à former l’existence des jeunes dans un avenir
meilleur, «voir» aussi les dangers qui peuvent
se cacher dans un avenir attrayant. Avec les
jeunes, il cherche à travailler pour bâtir
une société fondée sur les valeurs chrétiennes,
où le visage de Dieu devient une expérience
fondamentale afin de déterminer la qualité
de la vie humaine.
19.
Nous
avons déjà fait allusion à un problème qui
nous amène à nous demander s’il est possible
aujourd’hui de parler d’une Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste.
Le problème se présente comme un conflit
d’identité entre la Pastorale Jeunesse
et la
Pastorale Vocationnelle:
s’agit-il de deux pastorales distinctes? Ou
est-ce une seule et même pastorale? Ou encore
est-ce qu’elles vont de pair?
Aujourd’hui il est communément accepté que «toute pastorale»
est inévitablement «vocationnelle». De toutes
façons, «toute pastorale» a comme but ultime
d’enraciner la vocation baptismale dans une
vocation particulière.
La Pastorale Jeunesse, cependant, est plus spécifiquement
axée dans cette ligne étant donnée la clientèle
à laquelle elle s’adresse. Le processus évolutif
dans lequel se développe l’être humain tout
au long de sa vie nous révèle l’existence
de moments privilégiés où la personnalité
de chacun prend forme. Il ne fait aucun doute
que la jeunesse est un temps par excellence
pour la prise de décisions.
C’est pendant la période de la jeunesse que les décisions
et le projets qui engagent toute l’existence
prennent leur fondement. Si nous affirmons
que Dieu «appelle» chaque personne, il est
logique de comprendre que c’est aujourd’hui,
dans la jeunesse, que s’élabore la «réponse».
C’est ainsi que notre Pastorale Jeunesse veut
signaler le «discernement» comme un chemin
nécessaire
et inévitable pour tous les jeunes qui entrent
dans ce processus: un chemin de recherche
et de réponse
personnelle à l’appel que Dieu fait à
chaque être humain.
Tous les jeunes qui vivent une «rencontre personnelle»
avec Jésus Christ et son Évangile en arrivent
à se demander «que puis-je attendre de Dieu
et de l’Église?» Dans le «discernement» on
pourra se demander: «Qu’est-ce que Dieu attend
de moi? Qu’est-ce que l’Église me demande?»
Pour aider les jeunes à répondre à ces questions,
l’interpellation personnelle de l’accompagnateur
est très importante.
Habituellement c’est en prenant conscience de ses dons
personnels qu’on découvre le lieu de son enracinement
et de son rôle dans ce monde. Cependant, comme
Dieu nous a créés capables de «faire quelque
chose», c’est encore Lui qui respecte notre
conscience propre et qui nous pousse à assumer
notre liberté.
20.
Quant
au thème des structures qui devront rendre
possible le discernement vocationnel c’est
autre chose.
Dans certains endroits où notre Congrégation est implantée,
nous trouvons des structures pastorales différentes
pour la «pastorale jeunesse» et pour «le discernement
vocationnel». Ces deux structures ne saisissent
pas toujours le processus personnel du jeune
comme «un tout». C’est ainsi qu’on divise
le processus en deux ministères distincts,
comme s’il était possible d’entrer dans le
discernement vocationnel sans passer d’abord
par le chemin de l’évangélisation.
Dans d’autres lieux de notre Congrégation on ne trouve
qu’une seule structure. À partir d’une première
annonce de l’Évangile, on accompagne les jeunes
dans leur discernement vocationnel et leur
option de vie. Ainsi, à l’intérieur d’une
seule structure, on présente aux jeunes les
différentes options vocationnelles et on les
accompagne dans leur discernement. De cette
façon, tous les jeunes qui désirent opter
pour la vie rédemptoriste, reçoivent d’abord
une bonne initiation à la vie chrétienne.
Nous croyons que la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste y gagne en
cohérence interne en travaillant sur un seul
processus. Dans les cas où il existe une double
structure, nous insistons sur la nécessité
d’un travail d’équipe: Un «processus unifié»
ne laisse rien échapper: l’évangélisation
doit débloquer sur un discernement vocationnel
et, d’autre part, le discernement vocationnel
ne peut en aucune façon se passer d’un évangélisation
préalable.
De sorte que, quand un jeune se présente à nous, il
est nécessaire de savoir à quelle étape du
cheminement il se situe pour pouvoir l’accompagner
dans son cheminement vocationnel. Il n’y a
donc qu’un seul processus qui s’étale sur
différentes étapes (la loi de la «gradualité»
ou du pas à pas).
21.
Nous
savons que cette question de fond doit être
mise en relation avec les diverses situations
pastorales et culturelles dans lesquelles
la Congrégation réalise sa mission. Dans certains
endroits le mot «vocation» éloigne les jeunes
avant de pouvoir engager un dialogue avec
eux; dans d’autres, l’état de vie sacerdotale
et religieuse est vu comme un choix de vie
pertinent. Dans certains milieux, les jeunes
sont d’abord patiemment accompagnés sur un
long itinéraire de formation chrétienne, avant
que l’on puisse parler de vocation. À d’autres
endroits, l’Église est vivante et dynamique
dans l’esprit de Jésus; elle fait vibrer la
vie des personnes et plus spécialement celle
des jeunes en vue d’un cheminement vocationnel.
Il y a d’autres milieux enfin, où une solide
et louable vie d’Église permet aux jeunes
de vivre un cheminement vocationnel serein.
Dans tous ces types d’accompagnement vocationnel,
voici une caractéristique centrale de notre
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle Rédemptoriste:
cette pastorale trouve ses racines dans la
vocation baptismale chrétienne et elle se
propose comme une aide offerte à chaque jeune
pour porter à la perfection le développement
de sa vocation chrétienne.
[6]
Mais ceci ne nous dispense
pas de proposer aux jeunes un projet précis
de vocation. Tout en évitant de la part des
animateurs toute ambiguïté ou toute manipulation,
les jeunes doivent savoir que «l’Évangile»
en tant que tel demande d’être incarné dans
un projet de vie. Ils ont le droit de savoir
quelles sont les voies concrètes qui s’offrent
à eux pour vivre leur baptême.
22.
Le
mot «jeune» mérite aussi une explication.
Par ce mot, nous voulons indiquer les destinataires
privilégiés de notre pastorale: en général,
les jeunes de 16 à 30 ans. Il faut noter cependant
que, dans certaines Provinces de la Congrégation,
on ne parle plus de pastorale jeunesse mais
davantage de pastorale auprès des «jeunes
adultes», âgés de 18 à 35 ans. Ainsi, ces
jeunes et ces «jeunes adultes» sont un défi
pour l’Église et la société. Dans certains cas, ils sont «oubliés» ou
abandonnés de la pastorale ordinaire. Dans
d’autres cas, ce sont eux qui laissent la
vie de l’Église, soutenant que celle-ci est
dépassée dans son langage et dans son mode
d’affronter les problèmes de notre temps.
Dans ces deux cas, notre Congrégation, qui
se dit missionnaire, est appelée à aller vers
eux afin de les rejoindre.
[7]
En ce sens la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste est une réponse missionnaire
à une urgence pastorale contemporaine.
[8]
Cependant, avec le mot
«Jeunes», nous ne voulons pas exclure aucune
catégorie d’âge reliée à nos préoccupations
missionnaires. Une constante de notre annonce
de l’Évangile doit être que le Seigneur appelle
à tout âge. Ceci dit, chaque candidat présente
une situation de vie qui se doit d’être analysée
cas par cas. Et nous devons rappeler, encore
une fois, que tous, peu importe notre état
de vie, nous avons une responsabilité importante
pour la cause et l’éveil des vocations.
23.
Mais
à quelles conditions notre Pastorale jeunesse
et vocationnelle se dit-elle Rédemptoriste?
Encore ici nous voulons mentionner brièvement
les caractéristiques qui méritent d’être davantage
développées par les animateurs rédemptoristes
et par leurs groupes de collaborateurs. Nous
pensons qu’un premier élément se trouve dans
notre tradition. Saint Alphonse a voulu, dès
le début, des hommes au langage simple et
accessible, attentifs aux personnes et à leurs
situations de vie, capables de se servir de
la puissance de l’amour et de l’éveil de la
conscience. Tout ceci fait
en sorte que notre pastorale en est une de
discernement qui propose des moments et des
activités communautaires, tout en mettant
également l’emphase sur la rencontre personnelle,
le temps d’écoute, la célébration du sacrement
du pardon et la direction spirituelle.
24.
Notre
tradition nous demande aussi de donner du
temps «au grand moyen de la prière». Nous
sommes appelés: à être des maîtres de la prière,
ou, tout au moins, à proposer des expériences
intenses dans ce domaine, à fournir des textes,
et à prévoir dans nos rencontres qu’il y ait
un espace et un lieu pour la prière personnelle,
en plus de la prière communautaire. Il est
important toutefois que notre prière soit
une prière «incarnée», c’est-à-dire, en y
intégrant le cri des pauvres, afin que, de
la prière, naisse un engagement concret en
faveur de la justice.
25.
Dans
tout programme de formation chrétienne, notre
spiritualité rédemptoriste nous incite à avoir
une Pastorale attentive à la valeur de l’eucharistie
et à la présence de Marie. L’eucharistie est
mémoire,
actualisation et prophétie. Comme mémoire
l’eucharistie nous fait communier aux merveilles
de Dieu qui culminent dans une vie livrée
et dans un sang versé pour nous. Elle est
aussi regard sur le présent, pour nous permettre de reconnaître
en cette vie livrée et en ce sang versé, la
vraie mesure de l’amour et, par le fait même,
une semence féconde pour l’Église d’aujourd’hui.
La prophétie nous amène à répondre d’une façon
toujours nouvelle aux défis de notre temps.
À la lumière de cette théologie, la présence
de Jésus dans le tabernacle, est d’une importance
fondamentale dans la spiritualité alphonsienne.
Cette présence n’est pas seulement objet d’adoration
mais source de tout progrès spirituel. Elle
nous permet de rencontrer Celui qui est le
centre de notre charisme et de la vie chrétienne:
le Christ Rédempteur du monde. Aussi, la dévotion
alphonsienne envers Marie occupe un rôle décisif
afin que chaque jeune puisse cheminer dans
la générosité et la confiance.
26.
Pour
valoriser précisément la tradition rédemptoriste,
il est opportun d’employer les moyens qu’Alphonse
de Liguori a su employer d’une manière magistrale:
nous faisons référence ici au charme de sa
musique et de ses chants liturgiques, à l’accessibilité
de ses catéchèses, à son désir que nos communautés
prient avec les gens, à l’ornementation soignée
des autels, etc. Nous croyons que le climat
qu’il a su créer dans les Chapelles
du soir doit inspirer grandement notre
travail avec les jeunes. Ce fut sa manière
à lui de vivre la valeur de la communauté;
une valeur dans laquelle nous voulons éduquer
les jeunes encore aujourd’hui. Pour atteindre
ce but, nous voulons faire appel surtout à
la force de rassemblement qui émane de l’Évangile
et à des méthodes adaptées afin de «partager
le pain de la Parole de Dieu» (Lectio divina, etc.).
27.
Notre
Pastorale est «rédemptoriste» parce que missionnaire:
non seulement - comme il a déjà été mentionné
– elle répond à l’urgence que sont les jeunes,
mais parce qu’elle est capable de proposer
aux jeunes une mission : surtout celle
en faveur des plus abandonnés. La Copiosa Redemptio est une valeur dont le monde a grandement
besoin aujourd’hui: elle est la manifestation
de l’amour surabondant du Père, et – par la
force de l’Esprit – elle trouve son sommet
dans le mystère pascal du Christ qui est le
meilleur critère pour comprendre le mystère
de la vie et pour nous identifier au cri des
plus pauvres. À la lumière de la mort et de
la résurrection de Jésus, elle est une source
constante d’espérance, capable de vaincre
la force dévastatrice du péché. Elle est un
dynamisme pour un monde nouveau et pour la
lutte contre l’injustice. Elle est le premier
objet de notre action d’évangélisation dans
lequel se trouvent des motifs suffisants pour
engager les jeunes.
28.
En
présentant notre charisme, il est nécessaire
que nous ayons la préoccupation de présenter
d’une manière concomitante, dans notre annonce
missionnaire, la vocation sacerdotale et celle
du frère coadjuteur. Ces deux expressions
de la vie Rédemptoriste
sont unies dans le sens de la consécration
religieuse et de la vie fraternelle: il est
important d’en montrer la beauté en aidant
les jeunes à y découvrir un moyen possible
de réaliser leur propre vocation. De plus,
dans nos différentes propositions vocationnelles,
nous tiendrons compte de la vaste famille
alphonsienne qui partage d’une manière plus
ou moins directe, notre charisme et notre
mission: à savoir une variété d’engagements
qui va de l’Ordre des moniales du Très Saint
Rédempteur, aux familles religieuses, aux
instituts séculiers et aux associations laïques.
29.
Nous
devons proposer avec intérêt et fierté la
figure de nos saints et bienheureux; tous
étaient habités d’un esprit missionnaire,
qui les a portés à «délaisser» certaines sécurités
afin d’aller vers les plus abandonnés, là
où le Seigneur les appelait. À la lumière
de ces figures, nous devons souligner comment
nous ne devons pas nous résigner à être «des
chrétiens quelconques », mais que nous devons
plutôt aspirer à être courageusement «des
témoins interpellant et des prophètes remplis
d’espérance» dans un monde qui au contraire
tend vers l’homogénéité et la désespérance.
30.
Mais
parfois il est possible que ce soit nous qui
freinions ou – à tout le moins – qui ne soutenions
pas suffisamment l’élan missionnaire des jeunes.
Il faut au contraire prévoir et indiquer les
moyens concrets pour encourager, réaliser
et continuer cet élan des jeunes en les invitant
à s’engager avec nous à travers le bénévolat:
soit dans une de nos missions populaires,
soit à travers une collaboration dans nos
missions à l’étranger, ou encore en leur offrant
la possibilité d’assumer une responsabilité
dans notre pastorale ordinaire, etc.
DEUXIÈME PARTIE
INCARNER L’IDÉAL DANS LA RÉALITÉ
31.
Après
avoir décrit, quoique de façon synthétique,
l’horizon théologique dans lequel se situe
la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste, et après avoir fait référence
à quelques-unes de ses caractéristiques, nous
voulons maintenant aider les animateurs à
franchir le pas le plus difficile, soit celui
de donner une forme concrète à leur enthousiasme
pastoral pour les jeunes et pour les vocations.
LA SAGESSE ET LA PATIENCE
32.
Quoiqu’il
soit relativement facile de décrire l’idéal
de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste, les difficultés
ne manquent cependant pas au moment où il
faut entrer en contact avec la réalité. De
nombreux facteurs que nous ne voulons pas
décrire maintenant, font du monde des jeunes
un monde à part et avec lequel il est difficile
d’entrer en dialogue. Et voilà un premier
défi pour notre pastorale qui doit «s’inculturer»,
c’est-à-dire être capable de comprendre le
langage des jeunes, accueillir leurs questions,
cheminer avec eux. En plus de cette difficulté
reliée à notre époque, certaines (Vice)Provinces
doivent faire face à d’autres facteurs qui
viennent compliquer la problématique de la
jeunesse: nous pensons à la moyenne d’âge
élevée de leurs membres, au très petit nombre
de confrères désireux de s’engager dans ce
secteur, à l’absence de structures, à l’incapacité
de collaborer, à une certaine démission due
à une absence de renouvellement de la vie
religieuse, d’où la difficulté lorsque vient
le temps de proposer cette dernière option
de vie aux jeunes, etc.
33.
Les
derniers Chapitres Généraux ont donné une
grande importance à la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste
[9]
et, dans certains cas,
ils en ont fait un secteur prioritaire. Malgré
toutes les difficultés que rencontrent quelques
(Vice) Provinces quand vient le moment de
traduire cette priorité dans les faits, nous
croyons qu’il est d’une importance fondamentale
que tous ceux qui s’engagent dans ce ministère
comme animateurs auprès des jeunes, le fassent
avec un grand enthousiasme. Une première qualité
que l’on exige de l’animateur, c’est qu’il
aime les jeunes, qu’il désire vivre avec eux
l’audace de l’Évangile et épouser la cause
des plus démunis et des plus abandonnés. Il
peut arriver aussi que cet enthousiasme ne
soit pas nécessairement accompagné d’une préparation
spécifique. Il est alors indispensable d’être
disposé à «vouloir apprendre»: moins à partir
de ses réussites qu’à partir de ses erreurs
et tout en étant réellement soucieux de sa
formation permanente (par la lecture de revues
spécialisées en Pastorale Jeunesse et Vocationnelle,
par la participation à des congrès, à des
cours, etc.).
Proposition
d’une démarche
34.
Comme
nous voulons passer de la théorie à la pratique,
nous proposons ici une démarche possible que
chaque animateur est appelé à adapter à la
situation de sa (Vice) Province. Avant tout
il est important que l’animateur ait une idée
claire de l’OBJECTIF GÉNÉRAL qu’il poursuit:
«Faire connaître aux jeunes, d’une manière
attrayante,
la personne de Jésus Christ et son Évangile,
de sorte qu’en prenant une option personnelle
pour LUI, ils puissent s’intégrer à la communauté
ecclésiale, et de là, contribuer efficacement à
la construction d’une société plus juste et
plus fraternelle.» Pour atteindre cet objectif
nous proposons une démarche comportant différentes
étapes.
Première
étape: L’initiation
Point de départ
La méconnaissance ou la connaissance
partielle de la personne de Jésus Christ.
Point d’arrivée
L’adhésion personnelle à Jésus Christ
et à son Évangile.
Objectif Proposer
aux jeunes une première annonce de Jésus Christ
en vue de favoriser une adhésion personnelle
qui marque toute sa vie de croyant.
Moyens -
Essayer de rejoindre les jeunes de toutes
les manières possibles.
- Favoriser les moments de rencontre
pour être avec eux, et ce, afin de nous appuyer
et de nous aider mutuellement.
- Présenter une annonce de l’Évangile
attrayante, provocante et interpellante.
- Questionner certains «clichés» sur
l’Évangile et certaines valeurs dites chrétiennes.
- Faciliter la création de liens profonds,
de sentiments de proximité et d’appartenance
(expérience de communauté).
- Assurer la présence de l’animateur
pour accompagner les premiers moments du groupe
qui émerge.
Deuxième
étape: L’approfondissement
Point de départ
L’adhésion personnelle à Jésus Christ
et à son Évangile.
Point d’arrivée
Le choix d’un engagement à suivre le
Christ et à travailler à la construction du
Royaume dans notre monde.
Objectif Proposer
aux jeunes de devenir disciples: chemin qui les conduit à un processus
personnel de discernement et les aide à intégrer
de nouvelles attitudes. Tout cela en vue de
clarifier leur projet de vie et d’intervenir
efficacement dans la transformation de notre
monde.
Moyens -
Approfondir, à travers l’appartenance à un
groupe, le sens communautaire et les exigences
d’un engagement sérieux et réaliste.
- Privilégier une démarche de formation
permanente afin que les jeunes puissent faire
un discernement clair sur leurs options.
- Rechercher une véritable intégration
de la «foi» avec la «vie».
- Aider les jeunes à prendre conscience
de la nécessité d’un accompagnement personnalisé
en vue de la croissance et de la réalisation
de leur projet de vie.
- Favoriser chez les jeunes, sur les
plans personnel et communautaire, l’émergence
d’une conscience critique face à la problématique
sociale et le développement d’une sensibilité
pastorale face à toutes les formes de pauvreté
et de marginalisation.
- Accompagner les jeunes dans leur
processus de croissance dans la «foi» et la
«vie», en cherchant à vivre une «relation
d’amitié avec Dieu» (méditation personnelle
et communautaire, lecture privée de la Parole
de Dieu, célébration des sacrements).
- Inviter les jeunes à réfléchir sur
la façon de réaliser leur vie, en tenant compte
des diverses vocations que l’on retrouve dans
l’Église.
- Présenter le charisme et la spiritualité
rédemptoristes comme un mode de présence dans
l’Église.
troisième
étape: la mission
Point de départ
Le choix d’un engagement à suivre le
Christ et à travailler à la construction du
Royaume dans notre monde.
Point d’arrivée
Mettre en œuvre un projet de vie où
le jeune se situe comme «chrétien adulte»
(vie laïque / vie consacrée / ministère ordonné)
dans l’Église et dans la société.
Objectif Découvrir
le «lieu» et la «manière» d’incarner ce projet
vocationnel de suivre Jésus, en vue de promouvoir
un renouvellement dans l’Église et dans la
société.
Moyens -
Choisir un style de vie conforme à l’esprit
des Béatitudes: l’amour gratuit et le service
aux autres.
- Se préparer à un engagement missionnaire
porteur de changements tant le plan personnel
que social.
- Évaluer, dans un esprit de discernement
et de conversion continue, le chemin parcouru
et les possibilités de croissance humaine
et chrétienne au sein de la communauté.
- Accompagner spirituellement le jeune
pour qu’il puisse en arriver à un choix de
vie, soit à travers un engagement d’Église
comme laïque, soit à travers une vocation
de consacré(e).
- Présenter l’adhésion à la famille rédemptoriste comme une option
de vie. C’est le moment d’un «accompagnement
spécifique» en vue de la vocation rédemptoriste.
35.
En
tenant compte de ces étapes, tout animateur
devrait proposer ce contenu d’une manière
toujours plus claire de même que la méthodologie
à adopter. Toujours, et seulement à titre
d’exemple, un travail d’initiation doit s’appuyer
avant tout sur la créativité, choisir les
moyens les plus adaptés à la réalité locale:
en proposant aux jeunes des rencontres périodiques
de prière, de réflexion et de détente; en
allant rencontrer les jeunes là où ils se
retrouvent et en s’approchant d’eux grâce
à ceux qui font déjà parti de nos groupes;
en organisant une expérience de bénévolat;
en utilisant les moyens et le langage de la
jeunesse (musique, chant, art visuel, contes,
informatique, etc.); ou encore en tentant
de renforcer une simple présence dans certains
milieux de jeunes (comme centres de formation,
etc.). Aussi, pour aborder l’aspect proprement
vocationnel, le travail de l’annonce devrait
soigner d’une façon spéciale les moments ordinaires
de la pastorale (la catéchèse, la liturgie,
la vie des groupes, etc.), d’une part, pour
rappeler à tous que «la vie est une vocation»,
et d’autre part, pour prier pour les vocations.
En ce sens, des rencontres, des journées de
retraite, des temps de prière, etc., avec
une intention spécifiquement vocationnelle
peuvent être proposés. Les exemples pourraient
se multiplier de la même façon pour les autres
étapes ou objectifs ci haut mentionnés. Ce
sont des exemples que les animateurs connaissent
déjà et sur lesquels nous ne pourrons nous
étendre davantage, étant donné qu’il faut
tenir compte des circonstances particulières
auxquelles chacun doit faire face dans son
travail pastoral.
Urgence d’un
projet pastoral
36.
Nous
voulons souligner l’importance d’avoir un
projet global de Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste pour chaque (Vice) Province.
Ce projet doit se réaliser à travers des programmes
annuels. Il est également très important que
ce projet soit partagé par une équipe. Cependant,
même si quelqu’un se voit dans l’obligation
de commencer seul, il peut et doit avoir un
projet si minime soit-il. Là où il n’est pas
possible de lancer ce travail pastoral à l’intérieur
de la (Vice) Province, on suggère de chercher
la collaboration avec les (Vice) Provinces
voisines.
37.
Chaque
(Vice) Province, en élaborant son projet de
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle Rédemptoriste
devrait considérer que la réalité pastorale
s’appauvrit lorsqu’elle se referme sur elle-même
et s’enrichit par l’ouverture, le partage
d’expériences et par la collaboration. Ainsi,
lors de l’élaboration du projet, on devrait
tenir compte de ces trois niveaux de participation:
local, (vice) provincial et interprovincial:
Local Dans
chaque communauté rédemptoriste, on devrait
pouvoir retrouver un groupe de jeunes, lequel
doit être intégré à la communauté chrétienne
et à l’Église locale.
Provincial Les
groupes de jeunes doivent entrer en contact
et partager leur expérience avec les autres
groupes de la (Vice) Province rédemptoriste,
en partageant, dans la mesure du possible,
un projet commun et un travail d’équipe.
Interprovincial
Pour l’enrichissement des jeunes et
de leurs animateurs, que chaque (Vice) Province
partage quelques expériences avec les autres
(Vice) Provinces (de la région ou de la sous-région).
38.
Pour
mieux définir le projet, il est bon de donner
une réponse précise à certaines questions:
quelle est la situation des jeunes dans cette
(Vice) Province, dans ce pays? Quelles sont
leurs besoins criants et leurs exigences les
plus profondes au sujet de l’évangélisation
et sur la manière d’annoncer la vie et l’espérance?
Quel genre de croyant désirons-nous? Ce sont
des questions qu’il est bon de résoudre en
tenant compte d’un plan d’action précis construit
à partir: des documents sur la Pastorale Jeunesse et Vocationnelle du Pays dans
lequel la
(Vice)Province travaille,
de nos Constitutions et de nos Statuts rédemptoristes,
du thème du sexennat et aussi à partir des
propositions du Chapitre Général adressée
à toute la Congrégation.
39.
En
lien avec l’organisation concrète du projet,
une autre série d’interrogations peut être
aidante à savoir: sur quelle collaboration
pouvons-nous compter de la part des confrères
et des jeunes eux-mêmes? Quel type d’évangélisation
pouvons-nous faire au niveau des communautés
locales et des «équipes» de coordination?
Quels sont les temps forts à proposer aux
jeunes durant l’année? Que pouvons-nous faire
pour assurer une participation toujours plus
grande des jeunes dans le travail de l’équipe
d’animation?
40.
Les
réponses à ces demandes devraient conduire
à un projet. Il ne s’agit pas ici d’organiser
une série d’initiatives séparées l’une de
l’autre, limitées à elles-mêmes et qui risque
peut-être de ne rien changer. Mais, à partir
de ce qui existe (même si cela est limité),
il est important de chercher une logique et
une continuité entre les «moments forts» déjà
existant (même s’ils ne sont pas nombreux)
et, en même temps, instaurer une progression
qui, année après année, permettra de faire
des pas et de vivre un cheminement. En ce
sens, il est sage de prévoir des moments d’évaluation
et de vérification après chaque activité et
à la fin de chaque année d’activités pastorales.
41.
Pour
conclure cette partie de notre document réservé
au «projet concret», il semble opportun de
mentionner une série d’exemples, que chaque
animateur pourrait avoir présent dans son
activité pastorale. Tout d’abord, que peut
faire un animateur, qui jouit d’une très bonne
collaboration des confrères et de ressources
de la part du Gouvernement (Vice) Provincial?
Nous présentons ici quelques exemples que,
- nous le répétons encore une fois – le responsable
(ou son équipe) doit faire entrer dans un
projet d’équipe bien planifié. Une de ces
préoccupations pourrait être celle d’animer
les animateurs: prévoir durant l’année une
session de formation pour ses collaborateurs
rédemptoristes ou laïcs en faisant appel à
la compétence de quelques experts, ou encore
assurer une présence périodique en visitant
certaines communautés et/ou les confrères
engagés dans ce ministère, pour la présentation
du projet. Il peut prévoir une visite systématique
aux groupes pour les animer et traiter les
problèmes éventuels. Il peut assurer la rédaction
d’un bulletin d’information. Il peut prévoir
des temps de rencontre avec les jeunes durant
l’année pour répondre aux diverses «étapes»
de formation.
42.
Au
contraire, que peut faire un animateur qui,
au moins dans ses débuts, se retrouve seul
avec sa bonne volonté? Si nous donnons, quelques
exemples, ce n’est pas pour comparer les animateurs
les uns avec les autres, mais pour affirmer
qu’aucun animateur ne peut se sentir dispensé
de faire quelque chose dans le champ de la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste, y compris celui qui se retrouve
dans une situation où il ne peut disposer
de ressources nécessaires. Par exemple, il
peut commencer à travailler à l’intérieur
de sa communauté même, en essayant de former
et d’animer un groupe de jeunes si petit soit-il.
Il peut stimuler les confrères à prier avec
les jeunes et plus spécifiquement prier pour
les vocations. Toujours dans sa propre communauté,
il peut souligner certains temps forts comme
la Semaine de prière pour les vocations (c’est
encore mieux si elle coïncide avec la Journée
mondiale de prière pour les vocations) ou
la Journée mondiale de la jeunesse. À ce chapitre,
il peut participer à ce qui s’organise au
niveau de l’Église locale avec et pour les
jeunes. Il peut essayer de lancer l’idée d’une
mission populaire dans le but spécifique de
s’approcher des jeunes et de leur annoncer
«l’évangile de la vocation». Il peut organiser
la diffusion de publications d’autres Provinces
ou du Gouvernement Général se référant à la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Peu importe
le projet pastoral, tout animateur devra toujours
se préoccuper de sa formation personnelle
et informer les autres confrères de sa (Vice)
Province des initiatives d’intérêt commun.
Il est également important qu’il fasse grandir
en lui-même le rêve d’une Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste bien organisée
et qu’il tende de toutes ses forces vers la
réalisation de ce rêve.
TROISIÈME PARTIE
L’EXPÉRIENCE DES DERNIÈRES ANNÉES
enumération
de différents projets Rédemptoristes
43.
Avant
de conclure, nous voudrions citer ici quelques
initiatives pastorales importantes qui, ces
dernières années, se sont avérées efficaces
dans le champ de la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle
Rédemptoriste. Au passage, nous répéterons
peut-être ce qui a déjà été dit, cependant,
nous trouvons important de décrire – même
brièvement – les méthodes et les contenus
de ces diverses expériences. En les signalant,
nous pensons offrir aux animateurs différents
éléments à utiliser dans leur projet pastoral.
[10]
44. Une coopération à différents niveaux
L’engagement de la Congrégation dans le champ de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste a produit une
collaboration entre les confrères. Sans entrer
dans les détails, nous rappelons que cette
coopération s’est développée non seulement
au niveau local, mais aussi au niveau (Vice)
Provincial et Régional. Nous croyons qu’il
est donc nécessaire que cette collaboration
soit continuée et améliorée dans les prochaines
années. Notre engagement dans la pastorale
ordinaire en faveur des jeunes ne doit pas
nous faire négliger les rapports avec les
autres animateurs de la même Région
et avec le représentant Régional du Secrétariat
Général de la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Il est primordial
de partager entre nous nos expériences et
nos instruments de travail (textes de prières,
programmes de rencontres et de travail), de
promouvoir des rencontres (sous)Régionales, bref de nous encourager les uns les
autres à un engagement – nous le répétons encore une fois – qui touche à la vie et donc qui intéresse «tout le
monde».
45. Dans
les diverses (Vices) Provinces
45a) Les groupes de jeunes: Ils sont
formés à l’intérieur d’une paroisse ou autour
d’une communauté Rédemptoriste, et guidés
par un confrère. Ils peuvent se réunir chaque
semaine pour la prière et le partage. Ils
peuvent aussi promouvoir la vie de la communauté
chrétienne d’une manière beaucoup plus concrète.
Table de concertation jeunesse:
C’est un regroupement (Vice) Provincial de
Rédemptoristes et de laïcs impliqués dans
la pastorale jeunesse et vocationnelle. Annuellement,
cette table se réunit pour faire le point
sur les diverses activités jeunesses et vocationnelles
qui se déroulent dans la (Vice) Province,
mais surtout, pour créer des liens entre les différentes
maisons.
Les équipes d’animation liturgique:
Dans certains lieux de Pèlerinage animés par
les Rédemptoristes, chaque année, une équipe
de jeunes est formée afin de collaborer au
ministère d’accueil des pèlerins. Ces jeunes
animent des chemins de croix, des heures d’adoration,
donnent des spectacles de chants religieux,
et, au temps fort de l’année, offrent une
animation liturgique dynamique et renouvelée.
Rencontres au niveau de la (Vice)
Province: On
prévoit deux ou trois rencontres (deux ou
trois jours) au cours de l’année. On invite
les jeunes à participer à un «cheminement
vocationnel ou spirituel» avec les Rédemptoristes.
Normalement chaque rencontre a un thème et
se déroule dans un climat de fête et de prière.
Dans certaines (Vice) Provinces, ces rassemblements
sont appelés «Dialogue» et durent 4 à 5 jours.
Semaine des jeunes:
C’est une semaine organisée pour réaliser
avec les jeunes, d’une manière coordonnée,
divers événements de formation qui rejoignent
et attirent les jeunes selon leurs intérêts:
activités sociales, culturelles, religieuses,
récréatives, sportives, etc.
Festival de la chanson: Il s’agit
d’un projet stimulant qui vise à organiser
avec les jeunes une célébration liturgique
ou autre, à partir d’activités reliées à leurs
intérêts, comme la musique, etc. Cette célébration
peut se faire à l’occasion de Pâques, de Noël
ou d’autres occasions d’intérêt commun pour
l’Église locale.
45b) La participation
aux missions populaires: Comptant
sur la collaboration de quelques jeunes, l’animateur
participe à ce temps fort de prédication en
organisant des rencontres et des moments de
prière, pour rejoindre les jeunes de la paroisse
où a lieu la mission.
Les équipes de mission jeunesse:
Formées de Rédemptoristes et de jeunes adultes,
ces équipes annoncent d’une manière dynamique
la
Bonne Nouvelle du Christ
aux jeunes: dans la rue, les écoles, les parcs.
Pour rendre leur prédication vivante, ces
équipes utilisent: témoignages, musique, chants,
mimes, sketch, vidéos, etc.
La station missionnaire jeunesse:
Une équipe de Rédemptoristes et de jeunes
adultes missionnaires s’établit dans un diocèse
pour un an. Dans les paroisses qui leur sont
confiées (environ 5 à 10), ils ont la mission
de former des laïcs qui deviendront des «leaders»
pour animer des groupes de jeunes. Certaines
équipes missionnaires préparent également
les adultes à devenir des catéchètes pour
la préparation sacramentelle des jeunes.
Les projets de mission à l’extérieur: Des jeunes accompagnés de Rédemptoristes font une expérience
de quelques semaines dans un pays de mission
rédemptoriste.
45c) Les projets d’aide aux démunis:
Durant l’été, une équipe de Rédemptoristes
accueillent une quinzaine de jeunes adultes
dans une maison rédemptoriste afin de leur
faire vivre une expérience missionnaire auprès
des démunis du milieu (rénovation de maisons,
maisons d’accueil des sans-abris, sidéens,
handicapés, etc.). En même temps, ces jeunes
expérimentent la vie communautaire et une
formation sur la vie rédemptoriste leur est
donnée.
Ministère auprès des jeunes adultes
à risque:
Ce ministère, réalisé auprès de jeunes adultes délinquants et criminalisés,
a pour but de les aider à prendre leurs décisions
à partir de valeurs humaines et spirituelles,
plutôt qu’à partir de leur réaction instinctive.
Pour ce faire, des Rédemptoristes et des jeunes
adultes donnent des retraites sur «comment
diriger et prendre leur vie en main».
45d) Retraite pour les jeunes adultes:
Animées par des Rédemptoristes et des laïcs, ces retraites visent à aider
les jeunes adultes d’une paroisse à grandir
sur le plan de leur vécu spirituel et émotionnel.
Les moyens utilisés sont: conférences, échanges,
partages d’expériences, prières et la célébration
des sacrements.
Maison d’accueil pour jeunes adultes: Il
s’agit d’une communauté formée de jeunes adultes
et de Rédemptoristes qui vivent la vie communautaire
et offre des services de ressourcement humain,
spirituel et d’aide matérielle auprès des
démunis du quartier.
Communauté de jeunes et de Rédemptoristes: C’est une expérience à un niveau plus
avancé d’un groupe stable de jeunes adultes;
elle se révèle efficace surtout en vue d’une
mission commune, autant que possible en faveur
des jeunes. Il faut un statut reconnu par
le gouvernement (Vice) Provincial.
45e) Séjour
vocationnel: Une fin de semaine par mois, une équipe de rédemptoristes
invite des jeunes qui désirent réfléchir sur
le choix de leur vocation chrétienne et sur
l’option de vie rédemptoriste. En vivant le
quotidien de la communauté, on propose à ces
jeunes différentes activités: prière, méditation,
partage biblique, eucharistie, discernement,
travail manuel, rencontre et récréation fraternelle,
etc.
Journée
de prédication vocationnelle
rédemptoriste: On choisit
une date pour l’ensemble des paroisses et
des œuvres de la (Vice) Province et on invite
les confrères (autant que possible des novices
et des étudiants) à donner une prédication
vocationnelle qui présente la vocation rédemptoriste.
De plus, on invite à prier pour les vocations.
Souvent, il y a utilisation d’audiovisuel
et de matériel d’expositions, etc.
45f) Cahiers alphonsiens: Le cheminement
proposé avec ces «cahiers de spiritualité»
est d’aider les jeunes à vivre de Jésus Christ,
tout en développant une connaissance progressive
de saint Alphonse: v.g. son dynamisme missionnaire,
son cœur tout aimant pour Marie et les pauvres,
etc. Il y a douze cahiers. À chacune des rencontres,
un texte de saint Alphonse est approfondi.
Présence sur Internet: Là où la
technologie de la communication le permet,
on valorise les ressources du réseau internet
en créant (ou en participant à) un site Web.
Ce dernier présente la (Vice) Province, la
vie et le charisme rédemptoriste. Souvent,
il y a communication avec des jeunes via le
courrier électronique. Cette technologie favorise
aussi des groupes de discussions.
Bulletin de liaison: Quatre fois
par année, l’animateur publie un petit journal
d’information sur les activités passées et
à venir sur la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste. Ce journal
est envoyé à tous les jeunes qui sont en relation
avec la (Vice) Province et aux communautés
locales.
Dépliant et brochures sur la Pastorale Jeunesse
et Vocationnelle Rédemptoriste: Selon les ressources disponibles, il s’agit de préparer
une simple feuille ou un petit livret de présentation
sur l’option de vie rédemptoriste, notre ministère,
notre charisme, notre style de vie et les
activités de la
Pastorale Jeunesse et Vocationnelle.
L’important est de le répandre.
Publicité vocationnelle. Avec l’aide
d’experts dans le domaine du marketing et
un investissement économique relatif, on a
recourt à une campagne promotionnelle (affiches,
dépliants, signets de lecture, brochures,
annonces dans les journaux, etc.). Cette promotion
vocationnelle a deux buts: premièrement, présenter
notre charisme aux jeunes d’une manière dynamique,
vivante et adaptée, et deuxièmement, susciter
l’intérêt de jeunes qui ont le désir de cheminer
sur le plan vocationnel.
Présence dans les médias:
Suite à certaines invitations, des rédemptoristes
sont invités à témoigner de la vocation rédemptoriste
dans les médias: radio, journaux et télévision.
Ces émissions permettent,
d’une part, de donner une bonne visibilité à la
Congrégation dans des régions où il y a peu
de vocations et, d’autre part, de démystifier l’engagement de la vie
religieuse en nos temps modernes.
46. Au niveau de la Région
Rencontres de jeunes: Les rencontres internationales des jeunes qui participent
à notre Pastorale se révèlent très valables.
Leur fréquence peut être adaptée aux possibilités
de la Région (tous les trois ou quatre ans).
La durée peut être de trois à cinq jours.
Chaque rencontre a un thème et privilégie
le travail en groupe, les ateliers, les temps
de fêtes et de prières, etc.
Rencontres des animateurs: Les relations entre les responsables au niveau Régional
sont très importantes pour le partage des
expériences, pour assurer une bonne formation,
pour faire naître de nouvelles idées, pour
réaliser des projets inter provinciaux (v.g.
la publicité), pour évaluer et préparer les
rencontres internationales et régionales des
jeunes et enfin pour assurer une continuité
dans la pastorale auprès des jeunes.
Rencontres sous-Régionales: Dans certains cas, là où la grandeur de la Région ou la
différence des langues l’exige, il est préférable
d’organiser des rencontres par sous-Région.
APPENDICE
QUELQUES TEXTES QUE LES ANIMATEURS
DEVRAIENT CONNAÎTRE
Nous signalons
quelques documents et études que nous trouvons
opportun de présenter afin de développer et
d’approfondir ces quelques Directives.
A. QUELQUES TEXTES DE BASE
·
Les messages du Saint Père pour Les Journées Mondiales
des Jeunes (JMJ) de chacun des rassemblements
sont des sources d’inspiration pour les jeunes
et leurs animateurs.
·
Il en est de même pour les Messages du Pape pour La Journée Mondiale
de prière pour les vocations.
B. POUR LES DIVERSES RÉGIONS
1. Pour la Région de l’Europe
·
Nouvelles vocations pour une nouvelle Europe, Document
final du Congrès sur les vocations au sacerdoce
et à la vie religieuse en Europe, 1998.
·
CENCINI A., Vocazioni, dalla nostalgia alla profezia,
Bologna, EDB, 1989.
2. Pour la Région de l’Asie
·
Les Documents de la Fédération des Conférences Episcopales
de l’Asie (FABC).
·
Les Documents de la Commission pour les Jeunes de la
Conférence des Évêques Catholiques de l’Inde
(CBCI).
·
En Inde, le «Groupe d’animation jeunesse de Don Bosco»
publie des livres tous les ans sur des thèmes
spécifiques. Récemment, ils ont publié cinq
livres sur l’animation de groupes.
3. Pour la Région de l’Afrique
·
LE REGARDANT (Rédemptoriste), Publication trimestriel,
Publiée par la
Vice Province du Burkina-Niger.
4. Pour la Région de l’Amérique du Nord
a) Ouvrages de référence sur la pastorale vocationnelle
·
La pastorale vocationnelle: une sentinelle de vigilance,
Par l’Association des directeurs et directrices
diocésains de la pastorale des vocations du
Canada français. Montréal, 1998.
·
Kelly Nemeck F. & Coombs M.T., Called by God, Minnesota,
USA, 1992.
·
Kelly Nemeck F. & Coombs M.T, Discerning vocations
to marriage, celibacy and singlehood, Minnesota,
USA, 1994.
·
Pable M., Seigneur que veux-tu que je fasse?, Version
française de l’ouvrage: A Religious Vocation:
is it for me?, Québec, 1988.
b) Ouvrages de référence sur la pastorale des
jeunes adultes
·
Sons and daughters of the light – A pastoral plan for ministry
with young adults, A Pastoral letter of the
Catholic Bishops of the United States,
1996. Distribué par United States Catholic
Conference, Inc. (USCC), 3211 Fourth Street
NE, Washington DC, 20017-1194, Tél.: 202-541-3040.
·
Weber J., Becoming a young adult responsive Church,
1994. Distribué par le Centre pour le développement
du Ministère, P.O. Box 699, Naugatuck, Connecticut,
Tel.: (203) 723-1622.
·
Connecting young adults with the Word, (A guide for
homelists and liturgy planners) En collaboration,
1999. Distribué par le Centre pour le développement
du Ministère, P.O. Box 699, Naugatuck, Connecticut,
Tel.: (203) 723-1622.
·
Sharing God’s work through the year, (A guide for small
groups of young adults) En collaboration,
1997. Distribué par le Centre pour le développement
du Ministère, P.O. Box 699, Naugatuck, Connecticut,
Tel.: (203) 723-1622.
·
Young adult works, En collaboration, En 5 tomes, 1998.
Distribué par le Centre pour le développement
du Ministère, P.O. Box 699, Naugatuck, Connecticut,
Tel.: (203) 723-1622.
5. Pour la Région d’Amérique du Sud
·
CELAM (Section de la jeunesse), Elementos para un Directorio
de Pastoral Juvenil Orgánica, Santa Fe de
Bogotá, Colombia, 1982
·
CELAM (Section de la jeunesse), Civilización del Amor:
tarea y esperanza (Orientaciones para una
Pastoral Juvenil Latinoamericana), Santa Fe
de Bogotá, Colombia, 1995
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION
Le but de ce document (nn. 1-4)
A qui nous adressons‑nous (nn.
5-9)
Première Partie: NOS POINTS
DE REFERENCE
Quelques principes théologico-pastoraux
(nn. 10-17)
Ce que nous entendons par la pastorale jeunesse et vocationnelle rédemptoriste
(nn. 18-30)
Deuxième Partie: INCARNER L’IDÉAL
DANS LA RÉALITÉ (n. 31)
La sagesse et la patience (nn. 32-33)
Proposition d’une démarche (nn. 34-35)
Première étape: L’initiation
Deuxième étape: L’approfondissement
Troisième étape: La mission
Urgence d’un projet pastoral (nn.
36-42)
Troisième partie: L’EXPERIENCE
DES DERNIERES ANNEES
Enumération de différents projets
Rédemptoristes (nn. 43-44)
Dans les diverses (Vice) Provinces
(n. 45)
Au niveau de la Région (n. 46)
Appendice.
QUELQUES TEXTES QUE LES ANIMATEURS DEVRAIENT
CONNAÏTRE